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jeudi 18 mai 2017

Chaorïte, pierre du Baïkal

Pendant les vacances d'hiver, j'ai acheté mon pendentif en chaorïte 'Чароит' (se prononce "tchaorite" en Russe), cette jolie pierre violette propre à la région du lac Baïkal. De retour à la guesthouse, Galina - notre hôte - m'explique que le mot "charoïte" vient de 'чары' (tchar) : le charme, l'enchantement. 
Grâce à ça, je vais avoir des pouvoirs magiques sur les hommes, les ensorceler. Elle suggère à Stick de m'en offrir une plus grosse pour plus de vibrations, plus de charme envers lui.
Je demande en rigolant: une plus grosse pierre pour charmer beaucoup d'hommes? Elle me répond très sérieusement : "non, plus de séduction pour TON homme".

(Stick respire, mais n'ouvrira pas son portefeuille pour autant...)

Elle nous fera découvrir ensuite les magnifiques parures qu'elles a fait créer par un bijoutier. Ici, les habitants trouvent les pierres brutes dans la nature et les font monter à leur guise par les artisans joailliers : superbe! 

vendredi 14 avril 2017

Baïkal en hiver - Sources chaudes et retour à Irkutsk (Carnet de voyage)

C'est déjà fini!
Après notre journée de cascade de glace, notre séjour tire à sa fin. Nous nous rendons ce matin dans des sources chaudes (à 40°!) pour 15 minutes de trempette qui sentent bien le souffre. Il parait qu'on paraîtra 10 ans de moins en ressortant. On vous laissera juger si Ça a marché pour Célou!

La taille de la "piscine" nous surprend. Il est temps de reprendre la route. Après 2 heures de route, on passe à nouveau au bord du lac, pour le déjeuner. La dernière occasion de le voir gelé! 

On file ensuite à Irkutsk. On y retrouve Svetlana, de notre agence de voyage, pour un café et une dernière conclusion avec nos guides Dima et Kolya.

Quel voyage! On a eu le sentiment très agréable de tout réussir, d'avoir été gâté par la météo et d'avoir rencontré des gens extraordinaires. C'était sportif, un peu roots, proche de la nature et proche des gens. Comme nous dit Svetlana : "good weather for good people". On prend!

Voir le lac gelé était une de nos choses à faire en étant en Russie. Aucun regret! Et personnellement, c'est aussi nos premières vacances sans les enfants. Que c'était bien de pouvoir profiter pleinement de ces 10 jours sans se soucier de leur confort!

Après des burgers bien gras, embarquement dimanche matin, sous une neige tenace! Nous arriverons à Moscou à la même heure que notre décollage, 11h du matin (5h de vol, 5h de décalage). Et l'après-midi à essayer de NE PAS DORMIR, pour se recaler le plus possible. Demain, Stick va au boulot!
 

mercredi 12 avril 2017

Baïkal en hiver - Cascade de glace à Arshan (Carnet de voyage)

Nous attendions cette journée avec impatience! Stick a déjà fait de la cascade quand il était jeune, Célou a quelques notions d'escalade. Célou avait vu cette possibilité sur certains sites web en préparant le voyage. Grimper ici, dans un voyage autour de la glace... Un rêve!

Kolya, notre spécialiste pour la cascade, est arrivé hier soir. Dima nous accompagne aujourd'hui comme "aide", c'est Kolya qui est en charge de la journée. On retourne aux sources (le point de départ d'hier), et c'est parti pour 1 heure de rando. Il y a du vent, il neige un peu. Finie la météo printanière d'hier, aujourd'hui on est de nouveau en hiver. Le terrain est glacé, la grimpette pas aisée!

 
On passe un col, puis il faut redescendre pour rejoindre la vallée suivante, là où sont les cascades. Ça glisse trop, on sort la corde. Stick pour ouvrir la voie, puis Célou. Dima met ses crampons. Quelques longueurs plus tard, nous voilà en bas. On traverse un ruisseau +/- gelé, cherchant "notre" cascade. 
L'eau coule en dessous!
Elle est là!
On s'équipe, le plus chaudement possible. Les piolets sont un peu différents de ce que Stick a connu, on sort les grosses chaussures de glace. Pour Stick ce sera du 45 et pas du 44, ils n'ont pas trouvé... Ça ira bien! Les crampons s'appellent des "Kochki" : des chats. Bien trouvé!


On fait nos premiers pas, apprivoise le matériel. Kolya nous rassure, fixe les relais, nous conseille. Soudain, Dima nous appelle : les pâtes sont prêtes! On se réchauffe au près du feu, un bon repas et c'est reparti.

On remonte et se profile une belle longueur très verticale. Le soleil fait une apparition remarquée, Dima crapahute à nos côtés dans les rochers, vérifiant la sécurité (on se refait pas...) et prenant des photos.
 

Il est temps de descendre et de renter. Le banya est à 18h, pas question d'être en retard! Dima est très à cheval sur les horaires (et c'est étonnant pour un Russe!), par souci que nous ne rations rien.
Comme à l'aller, il faut sortir la corde à la descente. On ne se presse pas, on reste prudent! On sera au gîte à 17h55, Dima peut souffler!
Le banya fera le plus grand bien, après une journée mémorable.

lundi 10 avril 2017

Baïkal en hiver - Arshan et le mont Amour (Carnet de voyage)

Nous quittons le lac ce matin pour aller vers Arshan. Nous ne serons plus au bord du lac mais à 2 grosses heures de voiture au sud-ouest.

Dima vient nous récupérer à l'hôtel avec sa voiture et c'est le départ. On traverse la taïga, les villages de cabanes en bois se succèdent. Beaucoup de vaches et de chevaux, parfois sur la route. A l'horizon, une chaine de montagne se dessine. C'est là qu'on va!
On s'arrête quelques minutes dans une coulée de lave : ici, c'est des volcans! On se rappelle que le lac est sur une faille sismique et que l'environnement "bouge encore". Il y a aussi des sources chaudes dans le coin. Dima nous raconte qu'il est déjà venu il y a 2 ans comme secouriste, après un gros glissement de terrain en été.

On arrive dans la ville et on va se restaurer à la cantine du coin. Gros raviolis "Pôseu", pain au fromage... C'est gras mais c'est bon!

On part ensuite pour monter au mont Amour! Après le lac en forme de cœur, que de choses faites pour renforcer notre relation... (Célou vous parlera de la pierre violette.)
Il fait doux aujourd'hui, +5°! On se triture encore la tête pour savoir comment s'habiller et on part. On monte sous la forêt, dré dans le pentu. Et c'est raide!!
Encore une fois, on n'avait pas prévu nos chaussures de rando. En fait, il y en a pour 1000m de dénivelé! Stick souffre souffle et préfèrerait vraiment éviter la migraine aujourd'hui. On arrête?
Dima nous motive pour en faire encore un peu : "Parfois, il faut souffrir pour que ce soit vraiment bien!"


Nous ferons 500m, avant de nous arrêter au bout de 2 heures. La vue est vraiment sympa! Au dessus du mont Amour, le sommet de l'Amitié. Le signe que l'amitié est au dessus de l'amour??
 
Nous redescendons en une bonne heure dans la vallée. Le point de départ/arrivée de la rando est un centre thermal et de soin, grâce à une source d'eau très minérale!
 

Nous partons pour le Datsan, le temple bouddhique de la ville. Nous sommes ici en Bouriatie, une forte proportion de la population est bouddhiste. 
 
Puis on file poser nos affaires au gîte qui nous accueille ce soir et nous laver. Le meilleur banya que nous ayons jamais fait! Thé à disposition, huiles essentielles et shampoing, intérieur très confortable (dont une pièce chauffée à 70° quand même!). On a pris l'habitude et on en profite, finalement une heure c'est assez court!

Avant de partir au restaurant, Dima nous glisse que 2 autres hôtes du gîte voudraient partager des shashliks (brochettes) avec nous. On file manger rapidement et on revient, un peu intimidés. Nous faisons ainsi la connaissance d'Irina et de Youry, tout en Russe évidemment, et discutons pendant 2 heures! D'où venons nous? Pourquoi la Russie? Et les enfants? La ceinture de sécurité en voiture? Les sujets sont variés et nous sommes tous surpris de la facilité de nos discussions. Une chouette rencontre;
Il est temps d'aller dormir. Stick se lève, ramasse les assiettes et part faire la vaisselle.
Quoi???!!! Un homme ??!!
Admiration d'Irina, quelques questions... Ça finira notre soirée et Stick refusera d'enlever sa cape de super-héros pour aller dormir :).

samedi 8 avril 2017

Baïkal en hiver - Descente en skis de fond (Carnet de voyage)

Ce matin, c'est tranquille!

On doit descendre les 18km faits en motoneige à la montée. Mais cette fois-ci ce sera en ski de fond. L'expérience de la descente en skis de chasseurs ne nous ayant pas vraiment convaincus, nous ne sommes pas pressés de nous lancer...

Ça tombe bien, visiblement Dima non plus! Les horaires changent petit à petit, finalement on va manger à la station ce midi. On passe la matinée à se balader et se reposer. Pas de réseau téléphone, rien à faire mais un beau soleil : oui, c'est très bien!
 

On apprend aussi que Dima est de nouveau papa! Sa fille est née cette nuit, tout le monde va bien. Genia insiste pour trinquer, c'est la tradition!

Le début du trajet est un peu trop raide pour nous alors on commence par descendre en motoneige, Stick assis dans la benne, sur son sac. Puis on chausse les skis. Célou stresse un peu pour son genou, on cherche notre équilibre, Stick pousse un peu fort et se retrouve le nez dans la neige : l'arrière du ski ne tient pas évidemment!

La piste tourne, descend, remonte parfois... C'est pas large et sans carres sous les skis les gamelles sont nombreuses.

Dans l'ensemble, on a détesté pas vraiment aimé l'activité. Pourtant les conditions étaient super! Nous sous sommes motivés en se disant que le cadre était magnifique et qu'on avait au moins essayé quelque chose de nouveau.

Ouf, on est en bas, Dima nous charge à nouveau en motoneige et on file jusqu'au centre de secours, notre point de départ, puis à l’hôtel.

Nous sommes de nouveau au bord du lac, la vue de la chambre est impressionnante. Et surtout, il y a une douche et des toilettes dans la chambre, avec un siège! Ah, les plaisirs simples!
Stick file sous la douche. Célou traîne un peu puis se décide et... ressort aussi sec : plus d'eau chaude! Elle file à l'accueil avec sa bonne humeur, son téléphone pour traduire si besoin et un peu de culot. 15 minutes plus tard, elle prendra sa douche au banya, bien chaude. OUF!

On va manger, pour découvrir encore une nouvelle façon d'accommoder l'omul, la truite endémique du lac: pané au fromage.
On compte les bleus des chutes de la journée avant de s'endormir.

jeudi 6 avril 2017

Baïkal en hiver - Rando au pic Cherskogo - 2090m (Carnet de voyage)

Grosse journée aujourd'hui!
Mais pour l'instant, on n'en sait rien...

Le programme prévoit de monter au pic Cherskogo, au dessus de la station météo, balade de 2-3 heures, 500m au dessus de la station. Il a beaucoup neigé hier mais ce matin c'est grand soleil. Dima, notre guide, n'est pas pressé. Levé à 8h, après une nuit passée dans les vapeurs d'essence. On prépare notre sac : des chaufferettes, quelques barres en cas de fringale (Stick est un spécialiste!) et quelques vêtements.

Le plus délicat pour nous, c'est d'imaginer l'intensité de l'effort, la température là-haut, le vent, etc... Difficile de savoir comment s'habiller! On prend un peu de rab au cas où et de la place pour se découvrir. Vive les doudounes, compressibles et chaudes!

Vers 10h, on décolle. 
Le chemin serpente dans la forêt, Dima fait la trace dans 15-20cm de neige fraîche. Les arbres sont chargés de neige, le ciel est bleu et le soleil devrait nous attraper au sommet. Parfait!
Comme toujours, Stick traine la patte à la montée, cherche son rythme pour éviter les migraines. Tout va bien, on monte tranquille. Quelques poses, on boit, Stick grignote, on change quelques vêtements.
 

On arrive à la limite des arbres, le soleil vient lécher les derniers sapins. Le sommet est proche, une grande pente devant nous. Ah mais il faut chercher où est la trace dans un océan de blanc... Dima s'emploie dans 30 à 50cm de neige fraîche, son énorme sac sur le dos. Chaque pas en dehors de la trace fait s'enfoncer jusqu'à la taille!
 
Un pas de travers, et c'est un mètre de neige!
Vers midi, nous voilà en haut! Enfin, comme Stick s'en doutait, le pic est bien plus loin. Une belle arrête se dessine pour y accéder, le vent se lève. Ça promet d'être super! Célou galope, suivant Dima ou restant en arrière pour faire les photos.
Le sommet, c'est celui tout au bout!
Encore une demi-heure et on attaque l'arrête, aérienne et venteuse. Un filin de sécurité pour se tenir, on fait attention où mettre ses pieds. Dima sécurise Célou, Stick se sent plus dans son élément et est tout revigoré! On fait une pause au milieu, à l'abri du vent.


On pose les sacs ici et on va vite au sommet! Beaucoup de vent, mais on arrive au sommet vers 13h45. Un peu de stress pour tout le monde avec la migraine de stick qui se déclenche, mais il gère et on va casser la croûte sur la crête, devant le lac en forme de cœur. Il parait que ça renforce l'amooooouuuur...
 

On distingue la forme de cœur (à l'envers) dans la neige.
On se met en route pour la descente. Et comme d'habitude, c'est maintenant Stick qui galope et Célou qui prend son temps. On croise un igloo, qui sert d'abri de secours si besoin, on en profite pour faire une pause photo. Dima force un peu le pas, le banya est prévu pour 17h pour nous, il ne s'agirait pas d'être en retard!

Nous voilà arrivés! Un thé, des petits gâteaux, et on file au banya. Rudimentaire, mais efficace! Pour recharger en eau? Facile : une bassine de neige à l'intérieur! Pratique pour rafraichir la bière alors qu'il fait 40° dans la pièce...
On est bien fatigués mais la journée était excellente. On ne s'attendait pas à ça quand on est partis ce matin pour une balade. C'était proche de l’alpinisme, un peu technique, beau, et la météo était avec nous. PARFAIT!

La soirée se prolonge. Stick se fait chambrer gentiment sur son efficacité à la montée. Il est temps d'aller se coucher, les jambes tirent un peu mais que c'était bien!

mardi 4 avril 2017

Baïkal en hiver - la station météo (Carnet de voyage)

La station météo de Sludianka où nous avons séjourné 2 jours est au bout d'un chemin de 18 km, accessible toute l'année en rando, en skis ou en motoneige. 

Elle est ouverte aux touristes depuis longtemps, principalement en été, et accueille des étrangers depuis 3 ans. Nous avons été logés chez l'un de nos guides. Les conditions sont celles d'un refuge de montagne, l'ambiance était très sympathique.
 
 
Les toilettes sont une cabane au fond du jardin. Pas évident en hiver, lorsqu'on a toutes les couches pour se protéger. Et il faut une certaine dose de motivation la nuit ou au petit matin pour parcourir les 100 mètres dans la neige fraîche qui y mènent...

Pas de douche non plus, ni d'eau courante. Nous avons fait le plein de bidons dans la rivière en montant pour faire la vaisselle par exemple.

Pour se laver, c'est banya traditionnel, et la possibilité de se jeter dans la neige pour se refroidir si on veut. Stick l'a fait!

Chez notre hôte, ambiance très détendue. Une grande pièce à vivre, un dortoir à l'étage. La première nuit sera très difficile du fait d'une très importante odeur d'essence! Apparemment un souci avec le stock du groupe électrogène qui alimente la maison. Il n'est allumé que pour la soirée, tout le monde se jette alors sur les prises pour recharger téléphones et appareils photos. Le voltmètre annonce tout de même 270 Volts!

Chauffage au bois, un poêle pour la maison et tout les occupants viennent pendre ce qui doit sécher. Durant notre passage, les guides des autres groupes s'y regroupaient et nous avons passé nos soirées, entre l'Anglais et le Russe, à discuter de tout. Étonnement, le fil de la conversation ne s'est jamais rompu et nous nous sommes tous surpris à nous comprendre.
 

Nous avons adoré notre séjour ici, pour l'atmosphère mais aussi le côté coupé du monde. Nous avons eu le temps ne nous ennuyer, de penser, de profiter du silence.

Les fontaines Wallace

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